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Une protéine produite par le foie influerait sur la santé osseuse des hommes

« Voilà un autre exemple qui montre que les maladies peuvent se développer différemment selon le sexe », d’où l’importance de la recherche fondée sur le sexe, souligne une chercheuse
Legs of man running outdoors
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 5 February 2026

Selon une étude récente, le foie jouerait un rôle jusqu’alors méconnu dans la santé osseuse, mais uniquement chez les hommes.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð menée à l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ et publiée dans Matrix Biology a révélé qu’une protéine produite dans le foie aidait à réguler la croissance des os chez les souris mâles, mais pas chez les souris femelles. Ce constat pourrait expliquer pourquoi les hommes atteints d’une maladie du foie sont plus susceptibles de souffrir d’une perte osseuse.

Cette protéine, la fibronectine plasmatique, est naturellement présente dans le sang en quantité plus grande chez les hommes que chez les femmes, sa concentration diminue lorsque le foie est lésé, et elle s’accumule dans les os pour moduler la formation osseuse. Ainsi, les hommes dépendraient davantage de cette protéine que les femmes pour le maintien de leur solidité osseuse.

« Environ 60 % des cas d’ostéoporose chez les hommes sont liés à des problèmes de santé sous-jacents », indique Mari Tuulia Kaartinen, professeure agrégée à la Faculté de médecine dentaire et des sciences de la santé orale de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ et auteure en chef de l’étude. « Nos résultats donnent à penser que cette protéine pourrait être l’un des liens biologiques entre les maladies du foie et la perte osseuse. »

Un mécanisme qui diffère selon le sexe

L’ostéoporose a toujours été considérée comme une maladie liée au vieillissement et aux processus internes de l’os, et elle est plus fréquemment associée aux femmes. Au moins une femme sur trois et un homme sur cinq due à l’ostéoporose au cours de leur vie.

« Nous savons que les femmes perdent de la masse osseuse en grande partie à cause des changements hormonaux liés à la ménopause, mais les hommes en perdent également, en particulier après 50 ans, mais on ne sait pas exactement pourquoi », explique la professeure Mari Tuulia Kaartinen.

Lors d’expériences en laboratoire, l’équipe de recherche a désactivé le gène de la fibronectine dans le foie, empêchant ainsi la protéine d’être libérée dans le sang. Sans cette protéine, la solidité des os tendait à être moins grande chez les souris mâles.

« Voilà un autre exemple qui montre que les maladies peuvent se développer différemment selon le sexe, précise Mari Tuulia Kaartinen. Il est essentiel de tenir compte davantage des différences biologiques dans la recherche médicale afin de définir des approches plus précises en matière de prévention et de soins. »

Plus largement, l’étude vient appuyer l’hypothèse de plus en plus répandue selon laquelle l’ostéoporose ne serait pas une affection qui touche uniquement les os, mais bien l’ensemble du corps, ajoute-t-elle.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Mahdokht Mahmoodi, Mari T. Kaartinen et coll., a été publié dans Matrix Biology. ³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada.

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