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Une équipe de recherche de Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ met au point un test rapide qui pourrait freiner la résistance aux antimicrobiens

Un système permettant d’identifier des bactéries en moins de 40 minutes pourrait aider les médecins à prescrire le bon antibiotique, alors que la résistance aux antimicrobiens menace l’efficacité des traitements
Image par Sara Mashid.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 4 February 2026

Une équipe de recherche de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ a mis au point un système de diagnostic permettant d’identifier des bactéries, mais aussi de déterminer les antibiotiques susceptibles de les neutraliser, le tout en seulement 36 minutes. Il s’agit d’une avancée majeure dans la lutte mondiale contre la résistance aux antimicrobiens. À l’heure actuelle, la réalisation d’un test clinique prend généralement de 48 à 72 heures, si bien que le médecin n’a pas en main toute l’information pertinente lors de la rédaction de l’ordonnance.

Selon l’équipe de recherche, cette innovation survient à un moment critique, compte tenu de l’urgence de la crise liée à la résistance aux antimicrobiens, laquelle découle de la capacité croissante des bactéries à résister aux antibiotiques.

« Nous sommes en train de perdre la course contre la résistance aux antimicrobiens, affirme Sara Mahshid, professeure agrégée au Département de génie biologique et auteure principale de publié dans Nature Nanotechnology. Ce problème tue plus d’un million de personnes par année, soit davantage que le VIH/sida ou le paludisme, et le traitement tardif est souvent mis en cause. Les tests rapides ne sont pas un luxe : ils représentent le chaînon manquant entre le diagnostic et la survie. »

Le bon antibiotique dès le départ

La solution mise au point par l’équipe, appelée QolorPhAST, est un système compact et automatisé muni de nanosenseurs qui changent très rapidement de couleur lors de la métabolisation des bactéries vivantes. Inspirés par des nanoarchitectures présentes dans la nature, Mahsa Jalali et Tamer AbdElFatah, alors doctorants au laboratoire Mahshid, ont mis au point cette technologie en combinant le génie des nanomatériaux, la microfluidique, la physique optique et l’apprentissage automatique.

En associant le changement de couleur rapide à l’analyse d’images fondée sur l’apprentissage automatique, QolorPhAST peut déterminer à la fois l’identité des bactéries et leur sensibilité aux antibiotiques, sans recours à des cultures nocturnes. Lors d’un essai clinique à l’insu mené sur 54 échantillons d’urine, le système a montré une grande exactitude par rapport aux méthodes de référence et a fourni des résultats en une fraction du temps requis habituellement.

Peu coûteux, portatif et facile à utiliser, l’appareil a été conçu pour une utilisation à grande échelle, et il pourrait notamment servir à orienter le traitement des infections transmissibles sexuellement et des infections urinaires. L’équipe espère maintenant pouvoir commercialiser son produit.

Le système QolorPhAST a été mis au point au laboratoire de la professeure Sara Mahshid, en collaboration avec le Dr Cédric Yansuni et la Dre Dao Nguyen, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾.

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L’article « » par Mahsa Jalali, Tamer AbdElFatah, Carolina del Real Mata, Imman Hosseini, Sripadh Guptha Yedire, Geoffrey McKay, Rachel Corsini, Roozbeh Siavash Moakhar, Cedric Yansouni, Dao Nguyen et Sara Mahshid, a été publié dans Nature Nanotechnology.

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