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Seize chaires de recherche du Canada octroyées à l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ ou renouvelées

Roddick Gates
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 13 May 2026

De la physique fondamentale au bien-être des enfants, les chercheuses et chercheurs de Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ se distinguent dans de multiples disciplines
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L’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ a obtenu 18,1 millions de dollars en subventions fédérales en appui à 16 chaires de recherche du Canada, soit 6 nouvelles et 10 renouvelées.

Les personnes récemment nommées mèneront des recherches de pointe dans des domaines comme la physique des particules subatomiques, la science des aliments et l’agrochimie, ainsi que la psychologie du counseling. Celles dont la chaire a été renouvelée poursuivront des travaux essentiels portant notamment sur la maladie de Parkinson, le génie biologique, l’éthique des données et les traumatismes intergénérationnels liés à l’enfance.

« Fidèles au nouveau Plan de recherche stratégique de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾, nos titulaires de chaires de recherche du Canada mènent des projets ambitieux et à long terme qui accélèrent les découvertes et génèrent des retombées concrètes pour la société, déclare Dominique Bérubé, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾. Je félicite chaleureusement les titulaires de nouvelles chaires ainsi que de chaires renouvelées, et je remercie le gouvernement du Canada d’investir fidèlement dans la recherche de calibre mondial à Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾. »

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À la découverte des origines de la masse et de la matière


, professeure James-Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ au Département de physique et nouvelle titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique expérimentale des particules subatomiques, s’attaque à deux des grandes énigmes de la physique moderne : la nature du boson de Higgs et l’identité de la matière noire.

Le boson de Higgs est une particule unique en son genre qui permet d’expliquer comment la matière acquiert sa masse. L’équipe de Brigitte Vachon met au point de nouveaux instruments destinés au Grand collisionneur de hadrons à haute luminosité, l’accélérateur de particules le plus puissant au monde, dont la mise en service est prévue pour 2030. Grâce à cette infrastructure de pointe, l’équipe entend réaliser la première mesure directe des interactions entre les bosons de Higgs et ainsi apporter un nouvel éclairage sur les origines de la masse aux tout premiers instants de l’Univers.

Parallèlement, en collaboration avec Jack Sankey, du Département de physique, la professeure Vachon met au point une approche novatrice de détection de la matière noire, qui repose sur l’utilisation de détecteurs ultrasensibles fonctionnant à des températures extrêmement basses ainsi que des techniques avancées de détection quantique. Son programme de recherche réunit des experts de diverses disciplines déterminés à repousser les frontières de la science fondamentale.
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Une alimentation saine et durable grâce aux enzymes

Salwa Karboune, doyenne de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement et professeure au Département des sciences des aliments et d’agrochimie, a été nommée titulaire de la Chaire de recherche du Canada en applications avancées de la biocatalyse pour la synthèse d’ingrédients fonctionnels.

Ses travaux portent sur l’utilisation d’enzymes pour la production plus durable d’ingrédients fonctionnels (qu’on ajoute aux aliments pour en améliorer la qualité, notamment les bienfaits nutritionnels). Contrairement aux procédés chimiques traditionnels, qui nécessitent souvent le recours à des conditions extrêmes (chaleur, pression, produits chimiques), la biocatalyse fait appel à des enzymes pour la réalisation de réactions précises dans des conditions plus douces.

La professeure Karboune s’emploie à découvrir de nouvelles enzymes et à concevoir des systèmes multi-biocatalytiques capables de transformer amidons, sucres et sous-produits agroalimentaires en ingrédients bénéfiques pour la santé, comme les fibres alimentaires et les glucides à digestion lente. Grâce à ses recherches, dont les retombées touchent les secteurs alimentaire, pharmaceutique et agroalimentaire, elle espère rendre l’alimentation à la fois plus nutritive et plus durable.
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Pour comprendre et prévenir la maltraitance infantile intergénérationnelle

Rachel Langevin, chercheuse William-Dawson et professeure agrégée au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling, est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en (dis)continuité intergénérationnelle des traumatismes de l’enfance.

Ses recherches portent sur les mécanismes qui expliquent la transmission intergénérationnelle de la maltraitance infantile et sur les moyens de briser ce cycle. Plus de 30 % des enfants au Canada sont victimes de maltraitance avant l’âge de 16 ans, et cette expérience a des conséquences durables sur leur santé et sur la société. Les parents ayant eux-mêmes subi de la maltraitance présentent un risque considérablement accru de reproduire ces comportements.

À partir d’études populationnelles, longitudinales et interculturelles, et en collaboration avec des praticiens et des organismes communautaires à l’échelle locale, nationale et internationale, son programme vise à cerner les mécanismes biopsychosociaux en jeu afin d’élaborer des stratégies d’intervention efficaces et témoignant d’une sensibilité aux traumatismes subis.
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Le programme des chaires de recherche du Canada est une initiative conjointe du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Il investit environ 311 millions de dollars par an pour recruter et fidéliser des scientifiques de renommée mondiale en génie, en sciences de la santé, ainsi qu’en sciences humaines.

Il existe deux types de chaires de recherche du Canada : les chaires de niveau 1, d’une valeur de 200 000 $ par année sur sept ans et renouvelables une seule fois pour une période de sept ans, destinées à des chercheuses et chercheurs d’exception reconnus par leurs pairs comme des sommités dans leur domaine; et les chaires de niveau 2, d’une valeur de 120 000 $ par année sur cinq ans et renouvelables une seule fois à raison de 100 000 $ par année sur cinq ans, destinées à des chercheuses et chercheurs émergents appelés à devenir des chefs de file dans leur domaine.

En tant que partenaire du Programme des chaires de recherche du Canada, la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) s'engage également à verser plus de 5,8 millions de dollars pour soutenir 25 projets d'infrastructure de recherche dans 16 établissements par l'intermédiaire de son le Fonds des leaders John-R.-Evans (FLJE). Le professeur Satoshi Yoshiji, récemment nommé titulaire d'une chaire de recherche du Canada, a reçu une subvention de 167 953 dollars du FLJE pour financer des infrastructures.
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Chaires de recherche du Canada octroyées ou renouvelées – Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾

  • Marcel A. Behr, Chaire de recherche du Canada en génomique des mycobactéries, IRSC, niveau 1 (renouvellement)
  • Maziar Divangahi, Chaire de recherche du Canada en immunité entraînée, IRSC, niveau 1 (nouvel octroi)
  • Ahmed El-Geneidy, Chaire de recherche du Canada en planification et exploitation des transports publics, CRSNG, niveau 1 (nouvel octroi)
  • Samer Faraj, Chaire de recherche du Canada en technologie, innovation et organisation, CRSH, niveau 1 (renouvellement)
  • Edward A. Fon, Chaire de recherche du Canada en maladie de Parkinson, IRSC, niveau 1 (renouvellement)
  • Kalle Gehring, Chaire de recherche du Canada en biologie structurale des maladies neurodégénératives, IRSC, niveau 1 (renouvellement)
  • Alba Guarné, Chaire de recherche du Canada en transposition de l’ADN, IRSC, niveau 1 (renouvellement)
  • David Juncker, Chaire de recherche du Canada en génie biologique, CRSNG, niveau 1 (renouvellement)
  • Salwa Karboune, Chaire de recherche du Canada en applications avancées de la biocatalyse pour la synthèse d’ingrédients fonctionnels, CRSNG, niveau 1 (nouvel octroi)
  • Rachel Langevin, Chaire de recherche du Canada en (dis)continuité intergénérationnelle des traumatismes de l’enfance, IRSC, niveau 2 (nouvel octroi)
  • Sara Mahshid, Chaire de recherche du Canada en dispositifs de nano-biodétection, IRSC, niveau 2 (renouvellement)
  • Marc D. McKee, Chaire de recherche du Canada en biominéralisation, IRSC, niveau 1 (renouvellement)
  • Ali Seifitokaldani, Chaire de recherche du Canada en électrocatalyse pour la production et la conversion d’énergie renouvelable, CRSNG, niveau 2 (renouvellement)
  • Eran Tal, Chaire de recherche du Canada en éthique des données, CRSH, niveau 2 (renouvellement)
  • Brigitte Vachon, Chaire de recherche du Canada en physique expérimentale des particules subatomiques, CRSNG, niveau 1 (nouvel octroi)
  • Satoshi Yoshiji, Chaire de recherche du Canada en génétique humaine et découverte de traitements, IRSC, niveau 2 (nouvel octroi)
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