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Un professeur de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ nommé titulaire de l’une des huit chaires en diplomatie scientifique nouvellement créées par le Fonds de recherche du Québec

±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 16 December 2025
Ebenezer Miezah Kwofie, based at Macdonald Campus,Ìýwill workÌýtoÌýadvance food sustainability in AfricaÌý

Ebenezer Miezah Kwofie, professeur adjoint au Département de génie des bioressources, s’est vu attribuer l’une des huit nouvelles chaires en diplomatie scientifique du Fonds de recherche du Québec (FRQ).

Au sein du réseau d’innovation de convergence alimentaire en Afrique (FCI-Africa), le nouveau titulaire d’une chaire en diplomatie scientifique travaillera à l’avancement du développement durable, de l’équité et de la résilience climatique dans les systèmes alimentaires.

La diplomatie scientifique est de plus en plus considérée comme une interface essentielle entre la recherche scientifique, les politiques publiques et les relations internationales. Aux côtés des titulaires de chaires en diplomatie scientifique du FRQ d’autres universités, le PrÌýKwofie contribuera au développement d’un écosystème d’expertise au Québec. L’initiative renforcera le leadership du Québec en matière de diplomatie scientifique à l’échelle mondiale et contribuera à la recherche de solutions fondées sur des données probantes aux problèmes mondiaux urgents.

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La modélisation de l’effet des politiques

L’élément central du programme du Pr Kwofie est la mise au point d’un simulateur fondé sur l’intelligence artificielle, qui permettra aux gouvernements et aux parties prenantes de modéliser les répercussions probables de politiques agroalimentaires sur la société, l’économie, la nutrition et l’environnement avant leur mise en œuvre dans les différentes zones agroécologiques d’Afrique.

«ÌýDans l’élaboration de politiques, on passe souvent par beaucoup d’essais et erreurs. La simulation permet aux pays de tester des mesures et d’en observer les effets possibles sur l’ensemble du système alimentaire, explique le Pr Kwofie. Si un gouvernement décide de fournir des engrais pour la culture du manioc, quelles sont les répercussions possibles sur la production alimentaire, l’environnement ou la santé, par exemple?Ìý»

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L’innovation de convergence alimentaire

S’appuyant sur le modèle d’«Ìýinnovation de convergence alimentaireÌý» conçu à l’UniversitéÌýÂé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ par Laurette Dubé, professeure émérite à la ¹ó²¹³¦³Ü±ô³Ùé de gestion Desautels, le réseau FCI-Africa centre ses efforts sur la transformation des systèmes agricoles en alliant outils numériques, données, connaissances locales et collaboration interdisciplinaire.

«ÌýL’alimentation ne se résume pas à la production, c’est aussi une question de santé, de commerce et d’environnement. C’est pourquoi nous travaillons sur l’innovation de convergence alimentaireÌý», explique le PrÌýKwofie.

Les cotitulaires de la chaire sont Lise Kosten, codirectrice du Centre of Excellence in Food Security du Department of Science and Innovation et de la National Research Foundation en Afrique du Sud; Rose Omari, chercheuse scientifique principale au Science and Technology Policy Research Institute du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) à Accra, au Ghana; et John Ulimwengu, chercheur principal à l’unité Development Strategies and Governance de l’International Food Policy Research Institute (IFPRI).

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Des pôles d’innovation régionaux

À partir de données nationales relatives à la production, à la consommation, aux carences en micronutriments, au commerce et au financement agricole, le laboratoire du PrÌýKwofie au campus Macdonald a déjà commencé à créer certaines parties de la plateforme. Des projets pilotes débuteront au Rwanda en 2026, puis peu après au Ghana, en Afrique du Sud et dans d’autres pays partenaires. Les pays pourront adapter le simulateur à leur contexte national, et une version générale destinée à la formation sera accessible aux scientifiques, aux personnes étudiantes et aux décideurs.

La chaire mettra également en place trois pôles régionaux d’innovation de convergence alimentaire, dans l’ouest, l’est et le sud de l’Afrique, qui réuniront des instances gouvernementales, des chercheurs, des instituts de recherche et des acteurs du milieu en vue de trouver des solutions.

Les pôles s’appuient sur un réseau de collaborations déjà mis en place dans le cadre des projets d’Horizon Europe au Ghana, au Nigeria, au Sénégal, au Kenya et en Afrique du Sud. L’équipe utilise le processus d’évaluation de la performance agricole de l’Union africaine afin d’encourager la prise de décisions fondées sur des données probantes. Le simulateur de répercussions des politiques peut convertir les données financières liées aux systèmes alimentaires en scénarios dont les gouvernements se serviront pour évaluer leurs choix en matière de dépenses et les compromis connexes et ainsi favoriser une utilisation plus efficace des ressources.

La formation des futurs diplomates scientifiques fait partie intégrante du programme. Grâce à une bourse de recherche sur les systèmes alimentaires et la diplomatie scientifique, à une série de séminaires et à un concours d’innovation, des chercheurs et chercheuses en début de carrière, originaires d’Afrique et du Canada, acquerront de l’expérience dans l’utilisation de cadres de convergence permettant de relever des défis régionaux liés aux politiques.

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Quand la science s’allie à la diplomatie

Pour le Pr Kwofie, dont les travaux touchent au génie chimique, au génie industriel, au génie des bioressources et au développement international, la chaire est le prolongement naturel de ses recherches.

«ÌýJ’ai toujours cherché à aider les gens à prendre des décisions éclairées, indique le PrÌýKwofie. Cette chaire nous permet de mettre les connaissances scientifiques à la disposition des personnes qui en ont le plus besoin.Ìý»

La communauté mcgilloise utilise aussi d’autres moyens pour favoriser la sécurité alimentaire en Afrique. Plus tôt cette année, l’ en collaboration avec des partenaires du Ghana et la Fondation Mastercard. Le projet collaboratif vise à modifier le paradigme des systèmes agroalimentaires, à outiller les jeunes Ghanéennes et Ghanéens, en particulier les femmes et les membres des groupes marginalisés, et à bâtir des communautés accueillantes et durables. Le Pr Kwofie et le Collectif s’emploient à coordonner leurs efforts.

Le lancement officiel des chaires en diplomatie scientifique du FRQ aura lieu au printemps prochain. De plus, en juin, la Semaine de la diplomatie scientifique réunira des décideurs, des chercheurs et des organismes du monde entier à Montréal.

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