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Thomas Soehl obtient un financement du FRQ pour étudier la francisation et l’intégration chez les nouveaux arrivants

±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 8 April 2026

°Õ³ó´Ç³¾²¹²õÌý³§´Ç±ð³ó±ô, professeur à l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾, a obtenu du financement qui lui permettra d’étudier les difficultés éprouvées par les personnes allophones nouvellement arrivées au Québec qui tentent d’établir un réseau social francophone, essentiel à l’utilisation du français dans la vie quotidienne et à une participation significative au sein d’une société majoritairement francophone.

Professeur au Département de sociologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en migration internationale, °Õ³ó´Ç³¾²¹²õÌý³§´Ç±ð³ó±ô s’est vu attribuer une subvention de 249Ìý000Ìýdollars pour son projet, intitulé Le français entre amisÌý: réseaux sociaux et usage du français chez les immigrants au Québec. Ce financement est accordé par le Fonds de recherche du Québec (FRQ), en partenariat avec le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), dans le cadre du .

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Défis en matière d’intégration francophone au Québec

Malgré des investissements importants dans les programmes de francisation, l’intégration francophone demeure un défi pour les personnes allophones nouvellement arrivéesÌý: celles dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. Bien que plus de 81Ìý% des nouveaux immigrants déclarent être en mesure de prendre part à une conversation en français, près du quart d’entre eux ne possèdent toujours pas les compétences linguistiques nécessaires pour participer pleinement à la vie sociale, culturelle et économique du Québec.

«ÌýLe plus souvent, nous utilisons notre langue dans des contextes informels qui échappent aux politiques gouvernementales, dans les interactions sociales avec nos proches ou nos voisins, par exemple, ou dans les espaces communautaires, explique le professeurÌýSoehl. Nous nous intéressons particulièrement à la création de liens d’amitié durables, puis de cercles d’amis par les nouveaux arrivants, et aux contextes dans lesquels ces liens se forment.Ìý»

Les recherches de °Õ³ó´Ç³¾²¹²õÌý³§´Ç±ð³ó±ô portent sur les migrations internationales, la race et l’ethnicité comparées, les connexions transfrontalières et les processus intergénérationnels dans les familles de migrants. Avec son équipe, il analysera l’influence de l’intégration sociale et linguistique sur le sentiment d’appartenance des nouveaux arrivants et leur désir de s’établir définitivement au Québec, en tenant compte du rôle crucial de l’amitié dans l’apprentissage du français et dans l’établissement de liens sociaux interethniques durables.

L’équipe de recherche comprend la cochercheuse , professeure adjointe au Département de démographie de l’Université de Montréal, ainsi que les collaborateurs JillÌýHanley, professeure à l’École de service social de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾, et , professeur de sociologie au Département des sciences économiques et sociales de l’Université de Cologne.

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Cercles d’amis et intégration francophone

Bien que les politiques publiques puissent favoriser l’apprentissage du français en imposant des cours obligatoires et des compétences minimales, elles ne peuvent pas reproduire les contextes immersifs dans lesquels la langue est utilisée au quotidien, comme les relations d’amitié, les espaces communautaires et les interactions de quartier.

L’hypothèse selon laquelle le français est plus susceptible de devenir la langue commune d’échange lorsque les personnes immigrantes s’intègrent à des cercles d’amis majoritairement francophones est au cÅ“ur du projet de °Õ³ó´Ç³¾²¹²õÌý³§´Ç±ð³ó±ô.

L’équipe tentera de déterminer si la fréquentation d’un cercle d’amis francophones favorise l’usage et l’apprentissage du français. Les chercheurs examineront le lien entre les relations d’amitié durables et la formation de cercles d’amis parlant français, l’influence des changements dans la langue parlée et des réseaux d’amitié sur le sentiment d’appartenance et le désir de demeurer au Québec, ainsi que les contextes sociaux dans lesquels les personnes immigrantes établissent des relations durables et susceptibles de se renforcer.

L’équipe suivra environ 250Ìýpersonnes non francophones nouvellement arrivées au Québec, sur une période de deuxÌýans. Les participants seront interrogés toutes les huitÌýsemaines au sujet de leurs relations sociales, de leur engagement communautaire et de leurs pratiques linguistiques dans divers contextes de la vie quotidienne. Cette approche de suivi fréquent permettra de saisir le caractère hautement dynamique de la formation de liens sociaux durant la période cruciale suivant l’arrivée, alors que les relations d’amitié évoluent particulièrement rapidement. Un groupe sélectionné de participantes et participants prendra également part à des entretiens approfondis qui permettront à l’équipe de mieux comprendre comment les relations d’amitié individuelles se forment, évoluent et se rompent au fil du temps.

Le projet du professeurÌýSoehl se penchera à la fois sur les conditions qui influencent le désir des nouveaux arrivants d’apprendre le français et sur celles qui favorisent leur établissement au Québec. Il répond ainsi directement aux priorités du FRQ relatives aux politiques d’immigration et d’intégration. Les résultats de l’équipe seront diffusés sous forme de publications savantes, d’exposés de politiques et d’ateliers destinés tant au milieu de la recherche qu’à celui des politiques publiques. Ils contribueront ainsi à la traduction des connaissances issues de la recherche en politiques québécoises plus efficaces et fondées sur des données probantes.

Il s’agit d’un des 13Ìýprojets financés dans le cadre d’un investissement total de 2,87Ìýmillions de dollars du Programme visant à soutenir l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes en matière d’immigration, d’intégration et de relations interculturelles au Québec.

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