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La sensibilisation du public sera essentielle au déploiement d’une nouvelle méthode de dépistage du cancer du col de l’utérus

Selon un sondage national, le remplacement du test Pap, utilisé de longue date, par le test de dépistage du virus du papillome humain nécessitera une communication optimale
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 7 May 2026

À l’heure où le Canada s’apprête à moderniser le dépistage du cancer du col de l’utérus, une nouvelle étude donne à penser que la plupart des femmes ne comprennent pas pourquoi le test Pap est remplacé par le test de dépistage du virus du papillome humain, soit le test VPH, ou n’ont pas confiance en ce dernier.

Ce sondage, dont les conclusions sont publiées dans , portait sur les préférences des femmes en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus, notamment quant aux modalités de dépistage et à la communication de l’information.

« Nous disposons désormais de meilleurs outils pour prévenir le cancer du col de l’utérus, mais si la confiance n’est pas au rendez-vous, les gens risquent de retarder ou d’éviter le dépistage », explique l’auteur en chef, Zeev Rosberger, professeur agrégé au Département d’oncologie de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ et chercheur à l’Institut Lady-Davis.

La prévention presque totale du cancer du col de l’utérus est possible grâce à la vaccination contre le VPH et au dépistage de ce virus; au Canada, cependant, la couverture vaccinale est sous-optimale et le .

Du test Pap au test VPH

Le test VPH permet de détecter le virus responsable de la plupart des cancers du col de l’utérus avant même l’apparition de cellules anormales, ce qui le rend beaucoup plus précis et efficace que le test Pap. Selon les nouvelles recommandations, il est conseillé de se soumettre à un test VPH tous les 5 ans, à partir de 25 ou de 30 ans, plutôt qu’à un test Pap tous les 3 ans, à partir de 21 ans.

En 2023, les provinces canadiennes ont commencé à déployer un programme de dépistage basé sur le test VPH dans le cadre d’une initiative visant l’éradication du cancer du col de l’utérus d’ici 2040. Toutefois, les recommandations en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus varient encore considérablement d’une province à l’autre, et la plupart reposent toujours sur le test Pap.

Quand « plus » n’est pas forcément « mieux »

On a interrogé plus de 3 000 femmes et personnes ayant un col de l’utérus, et la plupart ont dit souhaiter des dépistages plus fréquents et plus précoces que ne le recommandent les nouvelles lignes directrices.

Comme un dépistage moins fréquent peut sembler contre-intuitif – et compte tenu de l’anxiété possible liée au dépistage d’une infection transmissible sexuellement –, les scientifiques estiment qu’il sera difficile de gagner la confiance du public.

« Lorsqu’un test VPH est négatif, le risque d’apparition d’un cancer du col de l’utérus au cours des cinq années suivantes est extrêmement faible », souligne l’auteur principal, le Dr Ovidiu Tatar, boursier postdoctoral au Département de psychiatrie de l’Université Âé¶¹´«Ã½ÍøÕ¾ et associé de recherche à l’Institut Lady Davis de recherches médicales (ILD). « C’est pourquoi il est sans danger d’espacer les dépistages. »

En ce qui concerne l’âge de début du dépistage, désormais plus tardif, le chercheur souligne que le VPH est très courant et que la plupart des infections se résorbent d’elles-mêmes, en particulier chez les jeunes personnes en bonne santé qui ont un col de l’utérus. « Un dépistage effectué trop tôt peut entraîner des inquiétudes et des examens complémentaires inutiles », indique le Dr Tatar. « Il faut généralement dix ans ou plus pour que le VPH évolue vers un état précancéreux. »

Fait à noter, les personnes réticentes à l’idée de se soumettre à un dépistage ont manifesté de l’intérêt pour l’autoprélèvement d’un échantillon à domicile. « En élargissant l’accès à cette option, nous pourrions atteindre les populations chez qui le dépistage est insuffisant et chez qui, conséquemment, le cancer du col de l’utérus est le plus souvent détecté », ajoute-t-il.

La communication, la clé d’un déploiement réussi

« Lors du déploiement du test VPH dans les provinces, nous devrons éviter de reproduire les erreurs des pays qui ont déjà franchi le pas », affirment les auteurs. Ils citent l’exemple de l’Australie, où les femmes ont reçu un avis d’une page sur le déploiement du nouveau test. La confusion a donné lieu à une pétition signée par plus de 70 000 personnes.

« Cette expérience a mis en évidence le rôle essentiel de la communication », observe Zeev Rosberger, qui souligne que le succès d’un nouveau programme de dépistage ne dépend pas seulement des fondements scientifiques sur lesquels il repose, mais aussi de sa capacité à refléter les besoins et les préoccupations de la population et à y répondre.

L’équipe de recherche souhaite maintenant trouver des façons d’aider les femmes à mieux comprendre le dépistage du cancer du col de l’utérus et à se sentir suffisamment en confiance pour s’y prêter.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Ovidiu Tatar, Zeev Rosberger et coll., a été publié dans Current Oncology. ³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada.

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